Phénomène de Raynaud primaire

ICD-10 I73.0 · ICD-11 BD42.0

Phénomène de Raynaud primaire lorsque la nifédipine ou l'amlodipine n'a pas contrôlé la fréquence des crises

Dans le phénomène de Raynaud primaire, un inhibiteur calcique est le traitement oral de première ligne standard. Lorsque ce traitement ne réduit pas suffisamment la fréquence des crises vasospastiques, la question clinique devient : quelle est l'étape suivante appropriée ?

La condition d'échec

Le traitement précédent — nifédipine (libération prolongée) ou amlodipine — n'a pas atteint l'objectif de réduction de la fréquence des crises du phénomène de Raynaud. Cet objectif thérapeutique non atteint est le déclencheur de l'escalade vers la prochaine ligne de protocole.

Approche de deuxième ligne

L'étape suivante fait appel à des agents de différentes classes pharmacologiques ; parmi ceux-ci, les inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) sont mis en avant dans la littérature scientifique comme une avancée notable pour cette étape.

Les objectifs cliniques à cette ligne comprennent la réduction de la fréquence, de la sévérité et de la durée des crises ainsi que l'amélioration du score de condition de Raynaud. Les agents spécifiques, leur ordre d'utilisation et les recommandations applicables sont contenus dans le schéma thérapeutique structuré complet.

References

DOI: 10.1177/1759720X17740074

  • For the practicing rheumatologist, PDE5 inhibitors are therefore probably the most important recent advance in the treatment of ‘uncomplicated’ RP.
  • The evidence base for other oral therapies for RP is very weak, other drugs sometimes prescribed include angiotensin-converting enzyme (ACE) inhibitors, angiotensin II receptor antagonists, α blockers, nitrates, and the selective serotonin receptor uptake inhibitor fluoxetine.
  • Fluoxetine has the advantage of not being associated with same vasodilatory side effects as the other drugs mentioned above and may therefore be beneficial in patients intolerant to other therapies.
  • PDE5 inhibitors conferred benefit in terms of the mean Raynaud’s Condition Score which decreased, the daily frequency of RP attacks which decreased and the daily duration of RP attacks which decreased.
  • 12 weeks’ treatment with losartan conferred benefit in terms of frequency and severity of RP attacks (more so in patients with PRP).
  • Frequency and severity of attacks fell on fluoxetine and the authors concluded that larger and placebo-controlled trials were indicated.

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