Néphrite lupique
ICD-10 M32.1 · ICD-11 MF8Y

Néphrite lupique dans la glomérulonéphrite rapidement progressive avec déclin rapide de la fonction rénale

Ce protocole concerne une présentation sévère et urgente de la néphrite lupique : la glomérulonéphrite rapidement progressive (GNRP), caractérisée par une détérioration rapide de la fonction rénale associée à une formation extensive de croissants confirmée par biopsie, touchant plus de 50 % des glomérules.

Les patients appartenant à ce sous-groupe présentent une glomérulonéphrite rapidement progressive — un déclin rapide de la fonction rénale accompagné de données histologiques objectivant une formation extensive de croissants touchant typiquement plus de 50 % des glomérules. Ce tableau évoque une forme agressive de néphrite lupique nécessitant une prise en charge rapide et décisive afin de prévenir toute atteinte rénale irréversible.

La prise en charge de cette présentation comprend une corticothérapie initiale en bolus intraveineux à haute dose, suivie d'une immunosuppression intensive — le cyclophosphamide intraveineux étant l'option la plus largement étudiée dans ce sous-groupe sévère. Un traitement immunosuppresseur d'entretien est instauré une fois la réponse établie, et des mesures de protection spécifiques sont intégrées pour les groupes de patients à risque. Le protocole complet, incluant le choix des agents, la séquence thérapeutique et la stratégie d'entretien détaillée, figure dans le protocole structuré ci-dessous.

Les principaux objectifs comprennent la préservation ou l'amélioration de la fonction rénale à au moins 80 % de la valeur de référence dans les 3 mois, une réduction de la protéinurie d'au moins 25 % à 3 mois et de 50 % à 6 mois, avec un objectif de protéinurie à 12 mois et un seuil défini pour la réponse rénale complète.

References
DOI: 10.1016/j.ard.2025.09.007
This recommendation refers to the specific subset of patients who present with rapidly progressive glomerulonephritis, ie, a rapid decline in kidney function accompanied by histologic evidence of extensive crescent formation (typically affecting >50% of the glomeruli).
In patients with rapidly progressive glomerulonephritis, a short course (6–7 monthly pulses) of high-dose intravenous cyclophosphamide can also be considered.
Although such patients can still be treated with the regimens mentioned in recommendation #4, a short course of high-dose intravenous CYC (modified traditional NIH regimen: 0.5–0.75 g/m² monthly for 6 months, total 6–7 pulses) is an additional option, since it remains the therapeutic regimen most studied in severe LN.
Combination with monthly pulse methylprednisolone has been shown to improve long-term renal outcome without adding toxicity; therefore, the addition of monthly intravenous pulses of methylprednisolone (typically 1 pulse prior to CYC administration) is left to the physician’s discretion.
Administration of monthly gonadotropin-releasing hormone analogs is recommended in premenopausal women who receive high-dose intravenous CYC to maximise the possibility of ovarian preservation.
Mycophenolate or azathioprine should replace cyclophosphamide for those initially treated with cyclophosphamide, alone or in combination with belimumab.
Treatment should aim for optimisation (preservation or improvement) of kidney function within 3 months, accompanied by a reduction in proteinuria of at least 25% by 3 months, 50% by 6 months, and a UPCR target <700 mg/g by 12 months, and as low as possible afterwards.
Together with proteinuria, stabilisation (if not improvement) of GFR to ≥80% of baseline value is desirable within the first 3 months to ensure that the patient is not deteriorating and in need of reevaluation of the treatment regimen.
Complete renal response should be defined as UPCR <500 mg/g at any time point.
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