Traitement de la babésiose chez les patients recevant du rituximab pour un lymphome à cellules B ou dans un état très immunodéprimé
La babésiose chez un patient très immunodéprimé suit une évolution plus sévère et nécessite une approche thérapeutique plus intensive et prolongée que chez les hôtes immunocompétents. Plusieurs contextes cliniques spécifiques placent les patients dans cette catégorie à haut risque.
Contexte clinique
Ce protocole concerne les patients dans un état très immunodéprimé. Cela inclut ceux qui ont reçu ou reçoivent du rituximab pour un lymphome à cellules B ou un trouble auto-immun, ceux suivant d'autres schémas immunosuppresseurs pour une transplantation d'organe solide ou de moelle osseuse ou une malignité, les patients atteints d'une malignité et d'asplénie, ainsi que les personnes atteintes d'une infection à VIH avec un faible taux de lymphocytes T CD4 (SIDA).
Approche thérapeutique
La prise en charge nécessite une association d'antimicrobiens — débutant par une phase initiale intensive et évoluant vers un schéma de réduction progressive. Le traitement doit être poursuivi pendant une durée prolongée, nettement plus longue que chez les patients non immunodéprimés. Le schéma complet, les critères de réduction et le séquençage sont disponibles dans le protocole complet.
Objectif du traitement
L'objectif principal est l'élimination confirmée des parasites Babesia sur le frottis sanguin périphérique, maintenue pendant les dernières semaines du traitement.
References
DOI: 10.1093/cid/ciab275
- They include those who (i) have received or are receiving rituximab for B cell lymphoma or an autoimmune disorder, (ii) are receiving other immunosuppressive regimens for solid organ or bone marrow transplantation or malignancy, (iii) have malignancy and are asplenic, or (iv) have HIV infection with low CD4 T cell counts (AIDS).
- Start with one of the regimens recommended for hospitalized patients: acute severe disease and follow with one of the step-down therapies but treat for at least 6 consecutive weeks, including 2 final weeks during which parasites are no longer detected on peripheral blood smear [3].
- A retrospective case-control study of 14 such patients who were infected with B. microti has shown that complete cure typically requires ≥6 consecutive weeks of antimicrobial treatment, including 2 final weeks during which parasites are no longer detected on peripheral blood smear [29].
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